l\'indigné

un Etat-Providence en lanbeau


Je viens de lire cette une phrase qui me cloue littéralement sur place :

"In the end more than they wanted freedom, they wanted security. When the Athenians finally wanted not to give to society but for society to give to them, when the freedom they wished for was freedom from responsibility, then Athens ceased to be free".
-- Edward Gibbon

 

En français, cela donne : "à la fin, plus que la liberté, ils voulaient la sécurité. Lorsque les Athéniens ne voulurent plus contribuer à la société, mais qu'au contraire la société contribue à leur bien-être, lorsque la liberté qu'ils souhaitaient consistait à être libérés de toute responsabilité, alors Athènes cessa d'être libre".

 

Cette phrase aurait pu être écrite par un contemporain... et la société en question pourrait être la nôtre. Pourtant, Ed Gibbon est un historien britannique qui vécut au 18ème siècle, et la civilisation athénienne qu'il décrit connue son apogée au 5ème siècle avant J.-C. est un historien britannique. Son œuvre la plus connue, Histoire de la décadence et de la chute de l'Empire romain, reste une référence pour les historiens romains et byzantinistes

2 500 ans nous séparent... mais l'histoire semble se répéter.

 

 

La France : un Etat-Providence en lanbeau

Un Etat-Providence auquel nous sommes tous attachés. Malheureusement, à l'image du système capitaliste ( néolibéral) généralisé a casser ce système comme un enfant "déresponsabilisé" qui pense que tout lui est dû, un état a son service, des salariés flexible et des hommes politiques continuant leurs carrière d'affaire a l'image de N. Sarkozy qui gagne ainsi 150.000€ pour une heure de conférence , les ont probablement déconnectés des réalités...

 

Les arguments des néolibéraux pour casser ces système ( citations) :

... donner et partager sont probablement parmi les plus belles valeurs que l'Homme puisse développer ; et de loin... Mais dans le cas de notre Etat-Providence, un maillon du rouage nous aura été fatal : son financement. Nous ne créons collectivement pas assez de richesses pour entretenir notre bel édifice.

 

- Congés, 35 heures, RTT... nous ne travaillons plus assez, nous explique-t-on.

- Nous manquons d'entreprises fortes, exportatrices, rentables ; génératrices de revenus et de contributions fiscales... peut-on lire.

 

Entre refuser la réalité ou l'accepter pour mieux rebondir. Il faudra très certainement faire des efforts (apprenez le sens de ce mot poussiéreux tombé en désuétude à vos enfants. Il leur sera utile...)

 

Un seul chiffre : les recettes fiscales allemandes pour l'année 2012 devraient atteindre 600 milliards d'euros ; à comparer avec nos dernières recettes fiscales qui étaient de quelque... 271 milliards d'euros l'an. Non, leur taux de prélèvement obligatoire n'est pas supérieur au nôtre, au contraire...

 

- Comble de malchance, notre pyramide des âges s'inverse. Moins d'actifs, plus d'inactifs ( chomeurs, retraités) . L'équation déraille, les mathématiques sont implacables.

Face à ce constat, nous aurions pu nous remettre vaillamment en question -- à l'image de ce qu'ont fait les Allemands il y a 10 ans qui étaient confrontés aux mêmes problèmes que nous ; le jeu n'en vaut-il pas la chandelle ? Il s'agit tout de même de sauver notre modèle social...

les prérogatives de l'Etat (57% du PIB sont des dépenses publiques. Notre Etat pèse aujourd'hui bien lourd...).

 

citation dans la source : N'attendez pas qu'ils tranchent, préparez-vous | L'Edito Matières ...

Mais le courage et l'audace ont fait défaut à nos politiques (de tous bords): nous avons les politiques que nous méritons. Notre pauvre démocratie n'est-elle pas rongée, phagocytée par le une oligarchie élitiste bourgeoise et -clientélisme ?

 

Nous avons donc courageusement préféré recourir à l'endettement perpétuel. Plus simple, non douloureux. Pour nos politiques, purs produits d'un système en bout de vie , cette solution présente en plus l'intérêt de ne pas voir fondre Sauf qu'à force d'endettement, arrive ce qui devait arriver...

 

Est ce la crise de la dette, de la finance ou du capitalisme?

 


A l'image de l'Italie à l'automne dernier ? Ou de l'Espagne ? Je n'en sais rien. Mais s'il est une chose dont je suis convaincue, c'est qu'au petit jeu de l'endettement perpétuel, nous y avons perdu notre liberté. A l'image d'Athènesla Grande.

 

Nous avons "vendu notre liberté" aux marchés, en échange d'argent sonnant et trébuchant, immédiatement dépensé dans des plans de sauvetages avec la privatisation des bénéfices et la socialisation des pertes. ( google) Sacrifiant systématiquement l'avenir au présent. Aujourd'hui, le diktat des marchés menace ; nous sommes pieds et poings liés, dépendants de leur bon vouloir et de leurs caprices.

 

Grece : jugé pour avoir dénoncer les fraudeurs :
Poursuivi pour avoir publié des noms d’évadés fiscaux
Alors que la Grèce connaît une vive polémique sur l'évasion fiscale des plus riches, un journaliste est inquiété pour avoir justement dénoncé des fraudeurs.
 

 

 

Ce n'est pas une crise, c'est une escroquerie - le monde : Ce prétendu "sauvetage" s'adresse pourtant davantage aux banques françaises et allemandes qu'à la Grèce : "Le CAC 40 accentue ses gains, confiant sur la Grèce" peut-on lire sur le site du Point.fr. Il représente en réalité une vaste opération de socialisation des pertes : une étude des Échos montre que "grâce" à ces plans, "la part de dette hellénique aux mains des contribuables étrangers passera de 26 % à 64 % en 2014. Cela veut dire que l'exposition de chaque foyer de la zone euro va passer de 535 euros aujourd'hui à 1 450 euros ". Or tous les économistes s'accordent pour dire que la Grèce ne pourra pas rembourser l'intégralité de ses dettes

 

Privatiser les profits, socialiser les pertes", cette logique semble plus que jamais d'actualité : avec la nouvelle gouvernance économique, promue par les gouvernements européens etla Commission et votée par le Parlement européen

 

 
 
 

L’intérêt particulier contre l’intérêt général. C’est à cela que ressemble la politique aux États-Unis. Tous les quatre ans, les candidats se fabriquent à coup de millions de dollars, à coup de spots anti ou pro tel candidat. Et contrairement à l’idée reçue, ce ne sont pas les lobbyistes qui courent vers Washington, mais bien les élus locaux qui ont besoin d’argent.

 Le monde à l’envers. Celui où les lobbyistes sont obligés de couper leur cellulaire pour échapper aux élus. Celui où l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours - autrement dit les Mormons - profite de la candidature de Mitt Romney pour dépoussiérer son image et imposer des thèmes de campagne sur leurs valeurs. Enfin, celui où un grand patron - David Siegel, fondateur et Pdg de Westgate Resorts - envoie un mail d’opinion à ses salariés en menaçant de les licencier si le président Obama est réélu.

« De l’enfer du jeu au paradis Mormon,
Celui qui paie l’orchestre choisit la musique. »

Reportage à Salt Lake City de Giv Anquetil et Daniel Mermet.


 

Programmation musicale :
-  Elson Smith : "Flip flop"
-  Johnny Cash : "Personal Jesus"

 

 

Disons les choses telles qu'elles sont, même si nous n'avons pas envie de l'entendre : nous avons perdu notre souveraineté nationale, renvoyant dos à dos nos générations, et nous sommes en danger d'expiation. Il nous reste notre âme... ne la perdons pas.

 

Le coeur de la mécanique se grippe


Notre dette est une fabuleuse pyramide de Ponzi. Mais aujourd'hui, la fuite en avant essentielle au maintien du système n'est plus possible ; les premières cartes du château plient, et l'édifice menace de s'effondrer sur lui-même.

 

Notre belle pyramide tablait sur leur infinie générosité des travailleurs, erreur magistrale... Nous pensions pouvoir vivre de mieux en mieux, dans un travail qui amène une certiane reconnaissance... nous n'y sommes pas parvenus

 

Nous pensions pouvoir indéfiniment "créer de toutes pièces" de la croissance à coups d'emprunts danaïdesques. Il nous faut aujourd'hui rembourser notre dette titanesque : 1 830 milliards d'euros tout de même, sans compter les engagements hors bilan de l'état dont on ne sonde même pas les abysses...

 

CNT AIT TOULOUSE ANARCHOSYNDICALISME

 

 

"Quand tu tombes, relève-toi"...

la photo de The Resistance Movement of the UK.

lundi

:- http://europeanstrike.org/

 

 



Note:- People are pointing out that there is a lack of coordinated strike in the UK on this day.... and? Strike, take action as a individual and push any groups you are a part of to be involved too. Together w...

e are united so stand with all the workers across Europe and have a part to play in the day.

You are not alone, Comrades are all around you, just open your eyes.

If you want something to happen. Make it happen. Don't wait for a union or a radical action group, take the power!

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Photo : :- http://europeanstrike.org/

Note:- People are pointing out that there is a lack of coordinated strike in the UK on this day.... and? Strike, take action as a individual and push any groups you are a part of to be involved too. Together we are united so stand with all the workers across Europe and have a part to play in the day.

You are not alone, Comrades are all around you, just open your eyes.

If you want something to happen. Make it happen. Don't wait for a union or a radical action group, take the power!

 

 

 

 

 



02/11/2012
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